Les sites de fake news ont le vent en poupe.

Les sites de fake news génèrent plus de 235 millions de dollars en publicité chaque année. Véritable phénomène les fakes news engendrent un important business pour les sites qui les relaient. La plupart de ces sites sont financés par la publicité en ligne.

Selon une étude de l’ONG Global Disinformation Index, les sites extrémistes et de fake news ont générés avec la publicités 235 millions de dollars. L’ONG travaille actuellement à la conception d’un système de notation pour évaluer les médias. Cette évaluation permettrait d’évaluer la crédibilité des médias et la probabilité que les médias diffusent des fausses informations.

« Les fake news (Infox en français)  sont de fausses informations fabriquées et diffusées volontairement sur internet dans le but d’induire en erreur » (Ifop)

Les fake news :

Elles peuvent prendre différentes formes : articles, images, vidéos. La fake new peut être une transformation de faits connus c’est à dire une déformation, simplification, troncage. Par exemple, une vidéo peut être tronqué de certains passages, certaines données peuvent être supprimées, ou bien encore des informations peuvent être trop schématisées. Les fake news se propagent très vite via les réseaux sociaux. Elles contribuent à consolider des préjugés, endoctrinent les internautes et sont souvent difficiles à stopper.

Après Facebook et Twitter, vous pouvez désormais signaler les fakes news sur Instagram. Les fakes news deviennent de plus en plus sophistiquées.

Le réchauffement climatique est l’un des sujets qui engendrent le plus de fausses informations sur les réseaux sociaux. Dernière en date, les incendies au coeur de l’Amazonie. Suite à l’apparition du hashtag #PrayForAmazonas sur les réseaux sociaux, de nombreux internautes ont partagé d’anciennes photos d’incendies, ou bien encore des photos de zones géographiques très éloignées du Brésil.

La santé est également un sujet très porteur pour les fakes news. On peut alors retrouver des informations fausses, erronées, tronquées, dépassées ou même encore non fiables. Elles sont très nocives et difficiles à résorber.

Les deepfakes, un nouvel eldorado ? 

Les « deepfakes » (permutation intelligente de visage) sont des vidéos truquées dans lesquelles seuls les visages ont été modifiés. Les vidéos “deepfakes” prolifèrent dans le monde. Elles sont de plus en plus réalistes grâce aux outils d’intelligence artificielle. Aujourd’hui, les deepfakes visuels ou sonores, sont de plus en plus perfectionnées.

Fin août, le Wall Street Journal relayait une affaire de “Deepfake” et  de l’usage de l’intelligence artificielle par des escrocs. En Grande Bretagne, une entreprise s’est fait dérober 220 000  euros. Les escrocs ont imité la voix d’un PDG pour obtenir le transfert de plus de 220.000 euros. Désormais l’application chinoise Zao met le “deepfake” à la portée de tous. L’application permet d’insérer son visage à la place d’un acteur dans un extrait de film ou un clip vidéo à partir d’un selfie. 

Pour lutter contre les vidéos truquées, Facebook, a  lancé début septembre le Deepfake Detection Challenge. Ce challenge a pour but de créer un nouvel outil accessible à tous pour détecter les vidéos truquées et ainsi limiter les fausses informations.

Dorénavant, les fakes news devraient donc davantage passer par le visuel que par le texte.

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